L'artisanat dans la peau
LES FACTEURS D'INSTRUMENTS A VENT AU 19ième SIECLE.
1685 origine de la maison Raoux, Les Raoux se succédent de Père en fils jusqu'au milieu du 19ième siècle.
1768 origine des ateliers Halary.
1789 création des ateliers Courtois
1812 Couturier
1820 Thibouville
1827 Guichard
1829 François Périnet attache son nom à un système de piston et ajoute le 3ième piston au cornet
1831 installation de L. A. Buffet
1835 Grandjon ainé
1836 Buffet épouse mlle Crampon, c'est le départ de la marque Buffet-Crampon universellement connue
1838 installation Gust-Auguste Besson
1845 Gautrot associé à Guichard lui succède
1846 Adolphe Sax inventions utilisables pour le saxophone
1850 Buffet-Crampon s'associe à F. Tournier, à son frère Louis puis à Goumas
1855 Grandjon fils
1857 J-C. Labbaye reprend le fond Raoux
1857 Pettex-Muffat quitte Raoux pour succéder à Périnet (fabrique que des trompes de chasse)
1858 G.A Besson s'expatrie à Londres en raison des difficulté créé à la facture instrumentale française par Adolphe Sax et fonde une seconde manufacture
1859 A. Lecomte
1859 à la mort de Tournier, création de la société Buffet-Crampon & Cie Paris
1861 Millereau quitte Besson et s'établit
1875 le fond J. Couturier devient la propriété de Pelisson
1878 Millereau achete le fonds de J.C.Labbaye, ruiné par Sax, et le marériel Raoux
1878 M.G. Gandhillon, chef d'atelier de Gautrot, s'installe
1884 Couesnon succède à Gautrot ;
QUAND LES INSTRUMENTS RENDENT UN HOMMAGE AUX FACTEURS !
Ballade impromptue en sol mineur.
Clairons, bugles et trompettes jouent et chahutent. Bienveillants leurs ainés, Clairons et Trompettes Basses, plus graves, attendant la portée annoncée, baîllent au cornet. Au loin, les Cors et les Trompes sonnent le rappel. A la croisée des chemins, le Ra discipliné des Tambours, invite les Cuivres. Accompagnés des timbales qui rythment la marche, ils fanfaronnent.
Arrivés sur la scène, nos instruments s'affairent, peaufinent et se préparent dans la cacophonie. La Baguette réclame l'accord, invite au silence puis lance avec bonheur l'harmonie qu'elle dirige. Allégro, clairons et tambours, trompettes et caisses-claires, trombones et timbales, tubas et grosses-caisses, cors et cymbales se révèlent crescendo. A l'unisson ils chantent et carillonnent, en solo ils fuguent. Ils entonnent l'hymne nuancé de la partition du Concerto ; ils évoquent et magnifient, ils surprennent et enthousiasment, ils apaisent et réconcilient.
La grand-messe est finie, les applaudissements s'élèvent, remercient et rappellent l'Orchestre. Les cuivres, naturellement simples et les percussions sous la baguette du chef se lèvent, fièrement, pour saluer une dernière fois l'assemblée. En point d'orgues les familles instrumentales, unies, se retrouvent silencieuses, les regards émus, elles sourient. Justes, les cris de joies et les éclats de rires tintent et résonnent dans la nuit.
L'hommage est unanime, les musiciens cherchent la main tendue du faiseur d'instrument artisan du bonheur.
L'ARTISANAT ; LE METIER ET LES GESTES DU FACTEUR.
Comment définissez-vous l'artisanat? c'est la question des médias.
Dans "L'outil et la main", Jean de La Fontaine décrit d'un regard le geste de l'artisan qu'il observe dans son atelier.
Il écrit :
" Je vois l'outil obéir à la main ;
Mais la main, qui la guide ? "
Jean de La Fontaine
L'artisanat ainsi défini est éternel, il inspire.
De l'apprentissage à la reconnaissance
De la feuille de laiton à la résonnance,
Du matériau à la sonorité... L'outil manie le verbe !
La pointe trace, le compas dessine, la cisaille à main patronne, la flamme recuit, les mains plient, les paumes de mains rapprochent, les pouces ramènent, le petit maillet resserre, le recta unifie, l'agrafeuse encoche, le bijoux affine, l'agrafe maintient, l'air presse, le feu chauffe, le chalumeau brase, la brasure solidarise, le marteau plane, la lime égalise, la batte arrondit, le gros maillet de buis ouvre, le pavillon est chaudronné, il est tourné, les pinces allongent,les brunissoires lissent, le ciseau dit planne égalise, la molette sertit, le pavillon est recuit, la résine fond, on remplit le pavillon, la résine refroidit, bras et poussoir à mains cintrent, les patates buflent, les embouchures sont décolletées, les bagues sont tournées, les tubes sont fraisés, on soude à l'argent, on soude à l'étain, le montage ajuste, l'étain est gratté, la brosse polie, la flanelle avive, on souffle l'instrument, le musicien joue.
Enfin, les pavillons aux reflets crépitants sonnent et font résoner les harmoniques de la note fondamentale correspondant à la longueur qui caractérise l'instrument.
CHOIX, DECOUVERTE, VALEURS D'UN METIER
Choisir la facture instrumentale est un choix exigeant. Décider de s'impliquer et de s'investir dans la fabrication artisanale d'instruments de musique, c'est accepter de longues années d'apprentissage ; plus de dix années sont utiles, indispensables à l'exercice et à la gestion du savoir-faire.
Découvrir le métier et la matière confrontés aux divers éléments naturels que sont l'air, l'eau et le feu, façonnent peu à peu l'artisan.
Les valeurs de celui-ci évoluent au fil de ses découvertes et du combat tout en douceur qu'il mène pour respecter la matière et la maîtriser. Fort de ce précepte il respecte l'homme et le musicien à travers une recherche permanente de la perfection.
Rigueur, volonté, humilité et force mentale sont indispensables pour perdurer et traverser des époques opposées ; ayant connu la noblesse de la cité artisanale, l'artisan souffre aujourd'hui d'une grande solitude. Il se doit d'ouvrir ses portes pour faire partager sa passion et faire découvrir l'atmosphère vivante et colorée des ateliers d'antan.
PREPARATIONS AUX DIPLOMES DES METIERS DE LA MUSIQUE
Aujourd'hui, Comment devient-on facteur d'instrument à vents ? Qui est-il ? Comment devient-on réparateur?
Pour cela :
- Il faut trouver un maître d'apprentissage qui corresponde au choix de l'orientation définie.
- S'inscrire à l'école de l'Itemm (L'Institut Technolologique Européen des Métiers de la musique)du Mans.
http://www.itemm.fr
C'est le seul centre de formation Français qui prépare des diplômes des métiers relatifs à la facture des instruments à vent. Le centre de formation prépare les apprentis pendant deux années, sanctionnées par le diplôme du Certificat d'Aptidudes Professionnelles d'assistant technique de la facture instrumentale section vents.
- A l'issue du CAP il est proposé deux années complémentaires préparant au Brevet des Métiers d'Art.
- Trouver l'hébergement pour une durée de deux semaines lors des sept ou huit regroupements annuels.
Il est à noter que l'Itemm aide à la formation de futurs bons réparateurs mais ne répond pas pour l'instant aux exigences des manufactures artisanales ou industrielles. Espérons que, pour nos métiers de la facture des instruments à vent, l'ouverture de classes en option fabrication soit rapidement intégrée.
LE DIPLOME DE FACTEUR DE CUIVRE ET LES ORIGINES DU METIER DE FACTEUR.
Les programmes, la durée, les notations et les sanctions décernées à l'obtention du Diplôme de facteur de Cuivres sont édifiantes. Ces documents paraphés à Berne le 3 mars 1951 ont été modifiés le 30 mars 1965 sur ordonnance d'exécution de la loi fédérale sur la formation professionnelle.
Qu'en est-il en 2006?
Accessibles par les liens à l'onglet des métiers d'art :
Le diplôme de facteur de Cuivres - Berne, Suisse, le 3 mars 1951 modifié le 30 mars 1961
http://www.bbt.admin.ch/berufsbi/bildungse/f/54202_f.pdf
L'origine et l'histoire de l'appellation facteur d'instruments à vent.
http://dictionnaire.metronimo.com/term/53aa5da457a2b1a8a7,,xhtml
SITE Philippe RAULT
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